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Se doit-on, si l’on est un éducateur canin professionnel digne de ce nom, se targuer dans ces communiqués commerciaux, d’utiliser des « méthodes douces », « amicales et positives » dans l’éducation du chien ?

Voila bien des fadaises utilisant le cliché du « dresseur d’antan » aux méthodes « brutales et coercitives » et exploitant sans vergogne l’ignorance et la naïveté du simple profane, propriétaire d’un chien.

L’exploitation même de la sensibilité de tout un chacun par ce type de communication éhontée n’a d’égale que les buts purement commerciaux et financiers dans lesquels elle est déployée.

Vieille technique commerciale en soit que le « faire croire que… », pour attirer une population on ne peut plus avide en nos temps actuels de douceur, d’amitié, de choses positives, de naturel, de bio etc… Voila des créneaux adaptés au compagnon de la famille qu’est le chien et qui se rapproche étrangement des évolutions des philosophies d’éducation de l’enfant.

Nul n’est besoin, pour un véritable professionnel, d’annoncer qu’il emploie des « méthodes douces », « amicales et positives », mais jamais il ne fera croire qu’il n’existe jamais de conflit et que tout se règle sans jamais de punitions, sans aucuns heurts, sans obligations pour le chien d’avoir la notion d’obéissance hiérarchique, et donc des indications claires de pouvoir ou de ne pas pouvoir faire avec ou sans autorisations.

Les bases d'une publicité trompeuse

L’exploitation des liens affectifs

En psychologie humaine , un lien affectif est un type de comportement d'attachement qu'un individu montre pour un autre individu, et dans lequel les deux partenaires tendent à rester à proximité l'un de l'autre, à se soutenir, à s’aider.

Ce lien affectif, peut aller parfois jusqu’à une tendance excessive à excuser, voir à justifier tous comportements de l’autre, quels qu’ils soient, en recherchant des alternatives douces, amicales et positives pour solutionner parfois des situations complexes, espérant l’intelligence de la réflexion et de la compréhension de l’autre.

Voila une relation qui me semble humaine de part nos différents états d’émotivité et de sensibilité quand l’individu à qui elle s’adresse est, comme moi, un humain, avec en principe des réactions humaines.

Beaucoup ont compris qu’une grande majorité des gens ont les mêmes tendances, mais vis-à-vis de leur chien. Ils n’ignorent pas que cette majorité de possesseurs de chiens considèrent leur animal comme leur semblable, voir comme un membre de la famille, parfois plus important que les membres humains de la famille eux-mêmes, et qui oublient ou préfèrent se voiler la face sur le fait qu’il s’agit d’un canidé complètement différent de l’humain dans ses émotions et dans l’intelligence de la réflexion et de la compréhension de l’autre.

La considération du chien telle qu’elle se doit d’être, a disparue ces dernières décennies dans de nombreux foyers. Autrefois c’était le compagnon de la famille qu’on aimait en tant que chien, avec qui on allait se balader, avec qui on jouait. Aujourd’hui, il est devenu pour beaucoup, le confident de tous les malheurs et les bonheurs de la vie, le thérapeute émotionnel de la conjugaison des états psychologiques des personnes, celui qui est meilleur que l’humain en lequel on ne croit plus, le support idéal de leurs amertumes de vie.

De cette vision de leur compagnon le chien, vision qu’un vrai professionnel se doit de changer, la plupart préfèrent l’exploiter. Au détriment d’une relation saine et cohérente avec son chien, il est effectivement plus simple de ne pas entrer en contradiction avec le ou les maitres en les « brossant dans le sens du poil » et en encourageant ce type de relations en prônant que tout peut se faire de façon douce, amicale et positive, et en les rassurant sur le fait qu’aucun conflit n’arrivera, qu’aucune punition n’aura lieu, qu’aucune hiérarchie n’est utile, et que tout ira bien si on ignore les mauvais comportements en se contentant de gratifier les bons.

Que demande le peuple ? Qu’on lui raconte cela. Et la plupart ne s’en prive pas car il s’agit là d’un outil commercial attractif, un peu comme les étiquettes sur mes yaourts bio, qui m’incitait à les acheter, car soit disant bon pour la santé, et qui se sont avéré sans aucune efficacité... 

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